jeudi 11 mars 2010
Par D le jeudi 11 mars 2010, 15:24 - Histoire
Brève histoire de
Saint Paul des Fonts 12250 – Aveyron
Le Chalcolithique
(-3.300 / - 2 200 av JC)
Le Chalcolithique désigne la période de
l’Holocène, figurant après le néolithique et avant l’age du bronze, où les
hommes complètent l’usage d’un «outillage principalement en pierre (..) par des
objets en cuivre».
Vers 2.500 av JC, le
climat, alors plus doux, plus chaud et plus humide que de nos jours, connaît un
refroidissement. Le chêne cède le pas au Hêtre accompagné du Sapin qui occupe
toutes les altitudes pré-montagnardes (700 – 1 100 mètres) en particulier
les expositions pluvieuses, ouvertes au vent d’ouest (1). C’est à ce moment que
les premiers habitants de Saint-Paul-des-Fonts donnèrent leur nom à toute une
civilisation : « la civilisation du groupe des
treilles » - du nom de la grotte située dans la falaise de
Saint-Paul-des-Fonts et fouillée par Balsan dans les années trente
(2).

© Musée Fenaille - coll. Société des lettres, sciences et arts de
l'Aveyron
Ces habitants sont alors de
petite taille, à peine 1,63 m en moyenne pour les hommes et environ 1,50m pour
les femmes ; le crâne est dolichocéphale, la musculature puissante, ils ont une
face et un nez hauts et étroits. Leur squelette est robuste et leur capacité
crânienne forte (3)
Ils vivent dans des
grottes qui dominent la vallée, même si depuis le début du néolithique ils
disposent d’habitats de plein air. Ils emploient une vaisselle de terre cuite,
des assiettes, des plats, des écuelles. Ils utilisent encore la hache polie et
la faucille à dents de silex.
Ils cultivent l’orge à grain
nu et des blés à grain vêtu. L’élevage dominant reste celui des chèvres et des
moutons. La chasse, la pêche la cueillette des glands, des noisettes, des
pommes et du genièvre ne constituent plus qu’un appoint.
Ils inhument leurs
morts dans des grottes puis sous des dolmens.

(1) cf. « Histoire du Rouergue », sous la direction de Henri Enjalbert et
Gérard Cholvy, Ed. Privat, Ouest France, 2001, p. 14 et s.
(2) cf : Balsan,
« l’ossuaire des Treilles, P.V. Soc. Let. Av. XXXII, 1938, p. 312
(3) op. cit. « Histoire du
Rouergue », p. 34 et s..
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