Les légendes du sud Aveyron font la part belle aux fées. Et "Saint Paul des Fonts" est une halte sur le chemin de celui qui veut suivre « la route des fées » qui le conduira du « Viala » à « Saint-Baulize », en passant par « Roquefort ».

On raconte que les Fées rodaient pendant la nuit autour des villages et qu’elles dérobaient certains objets. Elles avaient une préférence bien marquée pour la couleur rouge et leur linge étant plus blanc que la neige. On disait aussi que posséder du linge (drap ou serviette) ayant appartenu aux fées apportait la prospérité au foyer.

Suivez leurs traces sur la route des fées et la fortune vous sourira peut être ?

Viala-du-Pas-de-Jaux

Au Viala-du-Pas-de-Jaux on s’empara d’une fée, près du dolmen des Fadarelles, au moment ou elle mettait ses bas qui étaient rouges. On l’enferma dans une maison du village.

Dans le courant de la même journée, une seconde fée se présenta sous les croisées de l’appartement qui renfermait sa malheureuse compagne et lui dit : « gardez vous de vendre le secret de la Sauge car si les riches le savaient ils laisseraient mourir de faim les pauvres ».

La surveillance n’ayant pas été asses active, la fée prisonnière trouva le moyen de recouvrer sa liberté.

Roquefort

A quelques centaines de mètres de la dernière maison du sud du village on s’empara d’une fée par ce moyen ingénieux : « on fit un soulier tout bariolé, trop grand pour un pied et pas assez pour les deux, qu’on plaça au milieu d’un sentier que suivait habituellement la fée ; celle-ci l’aperçut et voulut le chausser » ; alors on l’entoure, on la prend et on la conduit au village où elle est nourrie pendant deux ans dans une chambre bien fermée.

Passé ce délai on lui propose de se marier et elle y consent à la condition que son époux ne lui dira jamais « fado ».

Les premières années du mariage furent heureuses et la fée donna naissance a deux garçons. Mais un jour le mari cédant à un mouvement d’humeur, oublie sa promesse et crie à sa femme « Fado ! ».

Et la fée disparaît.

Les enfants grandirent et devinrent berger ; leur mère allait les voir de temps en temps mais elle ne revint jamais au domicile conjugal.

Saint Paul des Fonts

A la source de LABEL si l’on pose son oreille contre la falaise, on entend le moulin des fées moudre le grain.

Saint-Baulize

On trouve dans la commune de Saint-Baulize le « Bouis de los mascos ». Là, dit la légende, se réunissaient les Fées la nuit qui précède le 24 juin ou la fête de la Saint-Jean. Elles y dansaient toute la nuit…

Et l’herbe ne pousse pas là ou dansaient les fées.

Cf. Michel Virenque, « Des monuments dits celtiques et des Légendes Populaires du canton de cornus et de ses environs », in Jour. Soc Bel. Let. Av.