L'Echo de Saint Paul des Fonts

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Tag - Saint Paul des Fonts

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mardi 30 mars 2010

Saint Paul des Fonts dans les guides et sur les cartes

Grâce à l’activisme touristique des « journées Coste » les guides de tourisme commencent à référencer Saint Paul des Fonts. Ainsi, le prestigieux Guide Vert 2010 consacré au Languedoc-Roussillon mentionne désormais le village en présentant l’Espace Hippolyte Coste.

Et nous espérons qu'ils seront nombreux ceux qui voudront découvrir ce cadre étonnant.

Mais, s'ils veulent le faire une carte à la main, il leur faudra quatre cartes IGN au 1 : 25 000éme :

CORNUS 2542 E 

(cliquez sur la carte et vous tomberez sur le site de l'IGN)



CAMARES   2542 O

(cliquez sur la carte et vous tomberez sur le site de l'IGN)



SAINT AFFRIQUE  2541 O

(cliquez sur la carte et vous tomberez sur le site de l'IGN)

MILLAU     2541 E

(cliquez sur la carte et vous tomberez sur le site de l'IGN)



Ou deux cartes  au 1: 50 000 éme: MILLAU2541 ou  CAMARES2542

 Mais il existe une troisième possibilité, pour ceux qui ne veulent pas se perdre dans le papier : c’est de commander sa carte sur-mesure auprès de l’IGN.

Ainsi pour un prix inférieur à celui de deux cartes standard au 1 : 25 000 eme vous aurez  une carte à la même échelle, qui vous permettra de faire le faire des promenades, de Saint Beaulize à Roquefort et de Saint Jean à Saint Eulalie:


 Bonne randonnée.

mercredi 17 mars 2010

Neiges et brumes mystérieuses à Saint Paul des Fonts

lundi 15 mars 2010

Saint Paul des Fonts: une Géologie, une Flore et une Faune remarquable

En janvier 1996, l’Inventaire National du Patrimoine National (INPN) élaborait une fiche descriptive du Cirque de Saint Paul des fonts sous le numéro FR7300862 , afin de proposer son inscription parmi les Site d'Importance Communautaire (SIC/pSIC).

Le site y était décrit comme un beau « cirque avec corniches calcaires et escarpements rocheux », présentant de « nombreuses cavités et grottes ».

« La cassure avec la bordure du plateau est brutale, le paysage est marqué par un étagement des activités agricoles depuis la vallée jusqu'au plateau : cultures et prairies dans la vallée et l'avant-causse, forêts sur les pentes (chênes pubescents, pins sylvestres). »

 

 « La végétation est constituée de pelouses sèches, de landes et de taillis de chênes pubescents » selon les pourcentages suivants :

Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana : 40 %

Forêts caducifoliées : 23 %

Rochers intérieurs, Eboulis rocheux : 15 %

Pelouses sèches, Steppes : 13 %

Autres terres arables : 4 %

Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles : 2 %

Forêts de résineux : 2 %

Prairies améliorées : 1 %

Cette description est un peu sommaire, lorsque l’on sait, grâce au site ww.lesjournéescoste.fr, que l’Abbé Coste établit la « florule de Saint Paul des Fonts », ce qui représente tout de même un répertoire de près de 1000 plantes différentes.

 

Enfin le site NATURA 2000 concernant Saint Paul des Fonts précise que le cirque constitue un habitat important pour tout un ensemble de familles de « chauves souris » et particulièrement pour les espèces suivantes :

Barbastelle (Barbastella barbastellus)

Grand Murin (Myotis myotis)

Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum)

Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii)

Petit Murin (Myotis blythii)

Petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros)

Rhinolophe Euryale (Rhinolophus euryale)

Vespertilion à oreilles échancrées (Myotis emarginatus)

Ainsi, Saint Paul des Fonts présente bien une Faune, une Flore et une Géologie digne d'intérêt.

 

vendredi 12 mars 2010

Les noms de Saint Paul

Le premier nom du village de Saint Paul (1), attesté depuis 1170 était SAINT PAUL DE LA FOZ. Le substantif « la foz » désignait la « résurgence », c'est-à-dire la première sortie à l'air libre d'un écoulement souterrain, de LABEL, rivière que trouve sa source en amont et traverse le village. Il s’agit d’un terme spécifique qui vient du latin FAUCEM, la gorge, et qui désigne un type particulier de source différent à la fois de la « font » (fontem) et de « la dou » ou « l’adou » (ad ducem).



Plus tard, dans les conforts de 1241, le village est désigné par référence à son château et le texte précise à propos du « mas Mazel » « Loqual mas es e la parrochia de S. Paul de la Rocca Trebalo ». Cette dénomination de ST PAUL DE LA ROCCA TREBALO » se rencontrera plusieurs fois au cours du XIIIéme siècle.

Mais à partir de 1322, le village reprend le nom de ses résurgences, au pluriel cette fois, et le nom devient ST PAUL DE LAS FOZ.


Lorsque la forme de ce nom est latinisée en 1469 en ST PAULUS DE FONTIBUS, une erreur est commise sur le type de source des rivières de l’ADOU et de LABEL et cette erreur se perpétue aujourd’hui avec le nom de SAINT PAUL-DES-FONTS.

 

(1) Voir André Soutou, La commanderie de Sainte Eulalie de Larzac, C. Lacour ed. 1999

Les châteaux perdus de Saint Paul-des-Fonts

Le XI éme siècle fut riche en construction de « châteaux » et Saint Paul-des-Fonts en fut bien pourvu. André Soutou (1), dans son ouvrage que en identifie deux sur le territoire de Saint Paul-des-Fonts : le château d’Annou et celui de Roque Tréboul.

 Le château d’Annou

 Le « Château d’Annou » fut l’un des plus anciens châteaux du Larzac, selon cet auteur, puisqu’il est signalé en 1027 prés du lieudit « Mas Bouosc », au Sud Est du Vialaret. Il aurait été bâti, pour certains, sur le rocher appelé par le cadastre « Castel Monbel », pour d’autres sur l’autre rive de l’annou, dans une position lui permettant de garder le gué.

 

Ce château qui a disparu aujourd’hui devait avoir les caractéristiques d’une motte féodale / motte castrale propre aux châtellenies du XIeme siècle. Selon Gauvard (2) les dimensions de ces mottes peuvent varier de 50 à 200 mètres de diamètre et d’une hauteur de dix à soixante mètres. La tour, en bois, d’un ou deux étages, était encerclée par une palissade ou un muret aménagés sur une levée de terre et par un fossé. L’entrée pouvait se faire par un pont amovible gardé par une porte et une tour en bois. On peut alors imaginer que le Château de l’Annou ressemblait à cela :

 

Le château de Roquetréboul

Le château de la « Roque Treboulon », dont il ne reste plus de vestiges apparents était situé au nord du village au lieudit Lou Castel. Il appartenait primitivement à un seigneur nommé TREBOULON (Trebolo en ancien provençal est un nom de famille connu dans l’Aveyron). Ce château est mentionné dés la fin du XII éme siècle (1)

                                                                                                  Tapisserie de Dinan

En 1204,  le château est gagé par le roi Pierre d'Aragon en garantie d'un prêt consenti par le Comte de Toulouse. Le prêt n'ayant pas été remboursé le chateau devint propriété du comte de Toulouse à la suite du traité de Paris.

Par ailleurs, l’étude des archives Templières par Antoine Régis Carcenac (3) montre qu’au milieu du XIII éme siècle, ce château et son mandement était partagé entre divers seigneurs qui y tenaient en fief leurs parts du Comte de Toulouse. Or la commanderie Templière de Sainte Eulalie qui possédait de nombreux biens à Saint Paul des Fonts, cherchait à y étendre ses droits. S’opposant aux autres seigneurs, l’Ordre du Temple leur fit un procès à propos du « Mas Garnier ». Ce procès dont on retrouve les traces dans la partie des archives de l’Ordre du temple consacrées à Saint Paul des Fonts, démontre qu’en 1260 le Comte de Toulouse gardait bien la suzeraineté du fief de Roquetréboule et atteste avec quelle opiniâtreté les templiers poursuivaient leur entreprise de domination dans la région de Saint Paul des Fonts et la forte résistance qui leur était opposée.

Avec l’annexion à la couronne de France du Comté de Toulouse en 1271, le château passe sous suzeraineté royale. Il existait encore au XIV éme siècle lorsqu’en 1362, les habitants de Saint Paul des Fonts sont autorisés à s’y réfugier et à y déposer leurs meubles ainsi que les produits de leur récoltes, moyennant l’acquittement d’une redevance (1). Des coffre y auraient encore été entreposés en 1450.

(1) la Commanderie Templière de Sainte Eulalie de Larzac C. Lacour ed. 1999 p. 69  et s.
(2) dictionnaire du moyen age p.275
(3) Les templiers du Larzac ; La commanderie du Temple de Sainte Eulalie de Larzac », C. Lacour, éditeur, 1994

jeudi 11 mars 2010

Saint Paul des Fonts et la civilisation des Treilles.

Brève histoire de Saint Paul des Fonts 12250 – Aveyron

Le Chalcolithique (-3.300 / - 2 200 av JC)

 Le Chalcolithique désigne la période de l’Holocène, figurant après le néolithique et avant l’age du bronze, où les hommes complètent l’usage d’un «outillage principalement en pierre (..) par des objets en cuivre».

 Vers 2.500 av JC, le climat, alors plus doux, plus chaud et plus humide que de nos jours, connaît un refroidissement. Le chêne cède le pas au Hêtre accompagné du Sapin qui occupe toutes les altitudes pré-montagnardes (700 – 1 100 mètres) en particulier les expositions pluvieuses, ouvertes au vent d’ouest (1). C’est à ce moment que les premiers habitants de Saint-Paul-des-Fonts donnèrent leur nom à toute une civilisation : « la civilisation du groupe des treilles » - du nom de la grotte située dans la falaise de Saint-Paul-des-Fonts et fouillée par Balsan dans les années trente (2).


          © Musée Fenaille - coll. Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron

Ces habitants sont alors de petite taille, à peine 1,63 m en moyenne pour les hommes et environ 1,50m pour les femmes ; le crâne est dolichocéphale, la musculature puissante, ils ont une face et un nez hauts et étroits. Leur squelette est robuste et leur capacité crânienne forte (3)

 Ils vivent dans des grottes qui dominent la vallée, même si depuis le début du néolithique ils disposent d’habitats de plein air. Ils emploient une vaisselle de terre cuite, des assiettes, des plats, des écuelles. Ils utilisent encore la hache polie et la faucille à dents de silex.

Ils cultivent l’orge à grain nu et des blés à grain vêtu. L’élevage dominant reste celui des chèvres et des moutons. La chasse, la pêche la cueillette des glands, des noisettes, des pommes et du genièvre ne constituent plus qu’un appoint.

 Ils inhument leurs morts dans des grottes puis sous des dolmens.

 

(1) cf. « Histoire du Rouergue », sous la direction de Henri Enjalbert et Gérard Cholvy, Ed. Privat, Ouest France, 2001, p. 14 et s.

(2) cf : Balsan, « l’ossuaire des Treilles, P.V. Soc. Let. Av. XXXII, 1938, p. 312

(3) op. cit. « Histoire du Rouergue », p. 34 et s..